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A partir du milieu du XIXe siècle, l’entrée du port du Havre acquiert un statut esthétique. L’air, la mer et la lumière vibrante de l’estuaire de la Seine pénètrent la chambre photographique de Gustave Le Gray, tandis qu’Eugène Boudin peint sur le vif ou presque, des instantanés du paysage maritime battu par les vents marins. Les peintres d’avant-garde se succèdent sur ce motif depuis Monet jusqu’à Dufy. Et lorsque naît le projet de reconstruire un musée des Beaux-Arts au Havre, c’est sciemment que le bâtiment, signalé par la monumentale sculpture d’Adam, est implanté face aux jetées du port. Sur cet emplacement stratégique, au plus près du passage des Transatlantiques, Le Havre et la France célèbrent symboliquement la reconstruction du pays.
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Les marins vénéraient la Vierge Marie, dans les églises d’Harfleur et de Sainte-Adresse, sous le vocable de Notre-Dame-des-Flots. Au milieu du XIXe siècle, l’abbé Duval-Pirou, curé de Sainte-Adresse, veut créer un lieu de pèlerinage au Nord de l’estuaire et fait édifier cette chapelle néo-gothique. Il fait appel à Théodore Huchon, architecte de la reine Marie-Christine d’Espagne. Les ex-voto déposés par les marins et les plaques de marbre, malgré les destructions, couvrent encore aujourd’hui les murs et les autels.
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Construit entre 1854 et 1858, le fort de Sainte-Adresse, comme ceux de Tourneville et de Frileuse (aujourd’hui détruit) est destiné à remplacer les remparts arasés sous le Second Empire pour permettre au Havre de s’étendre vers la « côte ». C’est un fort bastionné sur le modèle des ouvrages de Vauban qui occupera plusieurs fonctions militaires avant d’être laissé à l’abandon dans les années 1970 et ce jusqu’en 2000 où un projet de réhabilitation voit le jour. Rebaptisé « Jardins suspendus » le lieu accueille aujourd’hui, à la fois les services des espaces verts et du fleuriste municipal, mais aussi un jardin public sur le thème des explorateurs-botanistes : serres de collection, allées d’arbustes odorants et jardins-bastions consacrés à la flore du monde entier sur près de 10 hectares.
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Dès la seconde moitié du XIXème siècle, avec l’extension rapide de la ville vers le nord, le franchissement de la Côte, dénivelé d’environ 80 mètres séparant la ville devient une préoccupation importante. 89 escaliers gravissent ce talus intermédiaire reliant la ville basse où s’implantent les industries et le plateau où loge la main-d’œuvre ouvrière grâce aux constructions successives de lotissements sur des terrains agricoles. Aux nombreux escaliers s’ajoutent des moyens mécaniques : un escalier roulant dans le prolongement de la rue de Montmorency, le funiculaire Sainte-Marie aujourd’hui détruit et celui de la Côte (toujours en place), joignant les rues Gustave Flaubert et Félix Faure.
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Dans un souci de réappropriation de l’architecture de reconstruction par ses habitants, Robert Le Chevalier, président de la coopérative François 1er propose que l’on rende hommage sur chacun des îlots qui bordent l’avenue Foch, aux grandes personnalités qui ont marqué l’histoire havraise, afin d’atténuer la rupture avec le passé ancien de la ville, jugée trop brutale. Les îlots deviennent « maisons » et regroupent les « grands hommes » en fonction de leur place dans la mémoire collective (fondateurs, explorateurs, scientifiques, artistes, industriels…)
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On a souvent pensé que la Reconstruction du Havre avait délaissé l’aspect végétal de l’environnement urbain au profit du bâti. C’est une erreur commune due sans doute au fait qu’au cours des années de Reconstruction, les immeubles ont « poussé » bien plus vite que les arbres, laissant cette impression de ville « minérale ». Saint-Roch et ses abords le démentent aujourd’hui. On peut y admirer l’architecture avec un filtre végétal et vice-versa..
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Curieusement et malgré sa proximité avec le centre-ville, le quartier Danton est l’un des derniers espaces non construits au Havre, jusque dans les années 1880. Les prairies qu’on y trouve sont rachetées par la Ville à un négociant anglais du nom de Holker et l’on construit autour du square qui porte son nom, immeubles de rapport, l’église Sainte-Anne de William Cargill et plusieurs écoles, dont la remarquable école Raspail d’Edouard Choupaÿ, à qui l’on doit l’introduction de l’art nouveau au Havre.
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Le prieuré de Graville, constitué d’une église et de bâtiments conventuels, domine l’embouchure de la Seine entre le Havre et Harfleur. Les parties les plus anciennes de l’église, nef et transept, datent du XIe siècle. Quant au chœur, remanié depuis le XIIIe siècle, il abrite un sarcophage qui aurait contenu les reliques de Sainte Honorine, avant que celles-ci ne soient déposées à Conflans-Sainte-Honorine. Les bâtiments conventuels, reconstruits au XVIIIe siècle, ont été partiellement détruits par un incendie en 1787. Le Prieuré de Graville est un musée depuis 1926.
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La décision de construire un nouveau cimetière date de 1840 mais il faut attendre 1851 pour que le cimetière Sainte-Marie soit créé sur des terres agricoles, dépendant de la ferme de Tous-Vents. Sa création avait pour objectif de remplacer et d’accueillir les sépultures du cimetière Saint-Roch, fermé lors de l’arasement des remparts sous Napoléon III. [...]