Construit entre 1854 et 1858, le fort de Sainte-Adresse, comme ceux de Tourneville et de Frileuse (aujourd’hui détruit) est destiné à remplacer les remparts arasés sous le Second Empire pour permettre au Havre de s’étendre vers la « côte ». C’est un fort bastionné sur le modèle des ouvrages de Vauban qui occupera plusieurs fonctions militaires avant d’être laissé à l’abandon dans les années 1970 et ce jusqu’en 2000 où un projet de réhabilitation voit le jour. Rebaptisé « Jardins suspendus » le lieu accueille aujourd’hui, à la fois les services des espaces verts et du fleuriste municipal, mais aussi un jardin public sur le thème des explorateurs-botanistes : serres de collection, allées d’arbustes odorants et jardins-bastions consacrés à la flore du monde entier sur près de 10 hectares.
L’instant pittoresque
La vue depuis le belvédère du jardin des explorateurs (bastion sud-ouest du fort), sur la ville et l’estuaire est époustouflante. Les grands ensembles urbains (quartiers anciens et reconstruits, ville haute et basse, port, industries) et naturels (la baie, l’estuaire, la falaise) sont identifiés. Par temps brumeux, seuls les points hauts de la ville se détachent dans les nuages dans une atmosphère de fin du monde.
Zoom…
Arrêtez-vous au jardin austral près du pin wollemi, petit conifère d’Australie qui ne paie pas de mine, jusqu’au moment où l’on apprend qu’il s’agit d’une espèce qui n’a été découverte qu’il y’a une quinzaine d’années seulement.
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